Renard empaillé: le garage français a trouvé ses Happy Mondays

La vie est trop courte pour les solos de guitare mais pas pour les blagues sur Steve Vai. J’avoue avoir haussé un sourcil un peu circonspect quand j’ai reçu Ta gueule Steve Vai, le disque d’un groupe qui s’appelle Renard empaillé. Le retour de Sexy Sushi? Un infernal nouveau groupe electro punk pas drôle? Un des membres de Catastrophe atteint du syndrome de la Tourette après un accident de trottinette électrique? Et bien raté : c’est juste un super disque de garage rock lo-fi et saturé dans la veine de lose magnifique cultivée par Tyvek, White Fence ou Jay Reatard.

Pourquoi ce groupe est-il si peu connu? Pas assez visuel (peut-être que ce genre de photos presse n’aide pas, c’est sûr)? Ou peut-être parce qu’il est incapable de choisir entre une culture musicale costaude (on entend des traces de beaucoup de choses recommandables sur cet album: The Monks, The Doors, Roky Erickson, Silver Apples ou la première mouture de Thee Oh Sees) et une approche volontairement Simpsonesque de la musique? C’est paradoxalement son principal point fort. Des morceaux comme Jacques Branle (sic) ou Bizeu sont terrassants de maturité et sonnent en même temps comme le truc le plus furieusement adolescent entendu de mémoire récente. Quant à Old Life, il donne simplement envie de danser comme un débile avec un tambourin en attendant que les pilules kickent un peu. Avez vous autre chose de mieux à faire en ce moment qu’écouter ce disque? Je ne pense pas.

Comme d’habitude, je leur ai demandé de m’envoyer quelques uns de leurs coups de coeur récents.

Julien Donez :  

Livre : Les hommes machines contre Gandahar//Jean-Pierre Andrevon

Merveille de science fiction française, facile à lire dure à oublier.

Série : Trailer park boys 

Série cathartique pour ceux qui se prennent trop au sérieux, comme les mecs qui utilisent cathartique par exemple.

Musique

 

De la musique douce pour les belles plantes comme toi.

 

Julien Di Giorgio: 

Livre : Ravage – René Barjavel

 C’est une dystopie où tout le savoir-faire est détenu par des machines dont les humains sont entièrement dépendants, que ce soit pour faire pousser des légumes ou se déplacer, sauf qu’à un moment il n’y a plus de courant :’(
En plus d’être très très surprenant, il y a aussi un aspect flippant étant donné que certaines choses semblent pouvoir vraiment arriver aujourd’hui !

 

Midsommar– Ari Aster

Une bande d’étudiants qui se rendent dans une communauté Norvégienne qui continue à vivre selon des rites ancestraux et ça se barre bien en couille comme il faut.
Le réalisateur a également fait Hereditary qui n’est pas seulement le premier bon nouveau film d’horreur que j’ai vu depuis des années, il arrive à faire peur d’une nouvelle manière, il va apparemment sortir une « comédie » longue de quatre heures…
Hâte de voir ça !

Musique : 

C’est un groupe auquel je m’intéresse hyper tardivement. Three imaginary boys (que j’ai découvert en attendant au mc drive avec Alex) est très éloigné de leur sonorité classique qu’on peut entendre sur Seventeen seconds, on est dans quelque chose de beaucoup moins sombre et vachement plus direct en matière de production. (je pourrais aussi parler de Silver Jews que j’ai découvert la semaine dernière ou je pourrais me retenir de parler de The Crazy World of Arthur Brown, ou encore de presque toute la discographie de Neil Young) 

Mika :

Série : The Mandalorian-Jon Favreau 

C’est une série TV aux allures western sortie en 2019. Ce que j’aime dans cette série c’est qu’elle développe l’univers Star Wars en nous montrant enfin autre chose que ce qu’on connait déjà avec les films. Bien sûr, on recroise des éléments connus des films, des anciennes séries ou bien des comics, mais l’intrigue reste sur le personnage principal appartenant à un peuple aussi connu que les Jedi qui est craint mais aussi respecter de par sa légende.  

King Kong (2005)-Peter Jackson

Ce film se passe durant l’année 1933 avec une femme artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la dépression en ayant tout perdu se retrouvant sans emploi ni ressources. Mais suite à une proposition d’un réalisateur ambitieux pour trouver une île légendaire, elle embarque dans un bateau où elle croisera un écrivain qu’elle idolâtre. Mais une fois sur l’île, c’est le cauchemar, le peuple natif la livre à un gorille géant avec qui elle va avoir un lien fort. Elle et l’équipage du bateau vont se retrouver dans la jungle d’une île où des monstres préhistoriques vont leurs faire vivre un cauchemar, le tout mélangeant horreur mais aussi poésie sans oublier ce côté dramatique dû au dénouement final. 

Musique :

Groupe récent formé par trois frères et composé de jeunes membres tous nés entre 1996 et 1999. Ce groupe tire clairement ses inspirations des années 70’s avec comme plus grande référence, Led Zeppelin. On l’entend à la voix du chanteur qui rappelle celle de Robert Plant et aussi à la batterie qui est pareille que celle de John Bonham, le tout mélangeant le charme de l’époque avec une touche de moderne. C’est un groupe prometteur qui prouve que le rock a encore des belles années devant lui.  

 

Nico :

Livre : L’étranger – Camus 

Un petit classique avec pas mal de sable dans les yeux et une chaleur insoutenable….

Film : les films de Blier « Préparez vos mouchoirs » 

« Tu vas t’asseoir, fermer ta gueule et écouter Mozart » tout est dit !

Musique : Fleetwood Mac – Blues Jam in Chicago Vol.1 & 2 

Quand un groupe british enregistre en 69 dans la taverne de Muddy Waters avec Peter Green et Buddy Guy à la guitare, ça donne ce genre de pépites comme on en fait plus. « Watch out for me , Women » !

 

Alexandre :

Livre : Sweet Tooth- Jeff Lemire

C’est un comic en trois volumes fait par Jeff Lemire que j’ai chopé à la médiathèque de mon bled. Ca raconte l’histoire d’un ado mi-homme mi-animal dans un monde post apocalyptique dû à une épidémie qui se retrouve livré à lui-même après la mort de son père. Je l’ai pris au hasard grâce à la couverture intrigante et je ne regrette pas! D’ailleurs je vous conseille d’aller à la médiathèque d’Evry, il y a des trucs vraiment balaises.

 

J’ai Perdu mon corps- Jérémy Clapin

Quand le film est sorti, c’est tombé au moment où je commençais à vraiment m’intéresser aux films d’animation. Et je dois dire que je le trouve vraiment très beau, non seulement de par son histoire mais aussi son esthétisme.    

Musique : 

Là on parle du grand patron. Je ne saurais même pas te dire où ça doit commencer et où ça doit se terminer. Il y a tout ce que j’aime dedans. Les goûts changent mais jamais pour sa musique. J’ai choisi ce morceau parmi tant d’autres parce que c’est celle-là, le matin, qui me donne la pêche et me dit que rien n’est grave.

 

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