Ray Jane est le Donnie Darko de la variété française

 

Crédit: Juliet Merie

Si vous ne vous réveillez pas d’un coma de 77 ans en ce 1er vendredi d’octobre, il y a de fortes chances que vous soyez au courant que la musique actuelle est un éternel voyage dans le temps. Ray Jane, croisé dans pas mal de projets recommandables (Police Control, Téléphérique, Skategang ou Music On Hold) ne viendra pas contredire cette idée mais y amène une particularité toute personnelle: un vernis d’inquiétude un peu irréelle qui fait passer La Boum pour Lost Highway. 

« Mathis est autant fan de Jean Luc Le Ténia que de Laurent Boutonnat ou AG Cook, du coup c’est un peu difficile à décrire » m’a dit par mail Emile du label Gone With The Weed qui édite aujourd’hui ce très chouette EP. Avec sa synth pop de la casse, le parisien réussit en deux titres à convaincre les plus allergiques à la variét de mon genre (franchement plutôt remanger de la viande qu’écouter William Sheller pour la part).

Confusion et ses allures de Belle Île en Mort (qu’on pourrait rapprocher d’un croisement idéal entre John Maus et Mild High Club) et Lépidotère (qui invente la synth chanson kafkaïenne) sont autant de preuves que quitte à être « condamnés à errer sur Terre », autant écouter de la bonne musique.

Ps: c’est Bandcamp Friday.

 

Article Précédent

Mix/radio In Limbo #4: invitée Lila Ehjä

Prochain article

Trailer parks, têtes de loup et crystal meth : d'où vient notre fascination pour la culture white trash?