Hoorsees: la musique du dernier bar avant la fin du monde

Je ne sais plus qui a dit que le groupe le plus important de notre vie c’est celui dans lequel on joue. Cette prise de conscience qu’on vit un moment « important » quand on enregistre un disque ou qu’on joue un concert n’est pas bien facile à restituer à l’auditeur mais c’est en général ce qui différencie un bon disque d’indie rock d’un  robinet d’eau tiède qui drague les tremplins et les « tu peux prendre 5 min pour liker ma page stp?? ».

Hoorsees, si j’en parle aujourd’hui, boxe bien évidemment dans la première catégorie et sort en 2021 un disque intemporel de rock mélodique à guitares largement imprégné d’influences 80’s (non non pas post punk c’est promis). Il n’y a qu’à écouter F** Head et son côté Springsteen de PMU pour comprendre que ce groupe ne fait pas semblant. Tout au long de ces neuf morceaux, on navigue entre influences anglaises et ricaines, passant du coq à l’âne, du early REM à Cleaners From Venus, rappelant même parfois, plus proche de nous la morgue des excellents Dehd (sur Videogames par exemple). La petite cerise sur ce gâteau est sans aucun doute  l’affection du groupe pour les passages épiques, qui laissent deviner derrière une attitude lofi et punk, une vraie capacité à écrire des petits tubes (Pitfall ). Un peu comme si Kings of Leon était sali par Bradford Cox (ça fait peur mais c’est un compliment dans ma bouche). Rouvrez les bars qu’on puisse chialer devant ce groupe s’il vous plaît.

Comme d’habitude, je leur ai demandé de m’envoyer quelques uns de leurs coups de coeur récents.

ALEX

Musique: 

Pour l’intro d’autotune completement rock 3.0 . On aime beaucoup ce groupe chez hoorsees.

Ma chanson pref de Thoineau sûrement, un excellent songwriter. Il me l’avait apprise mais j’ai oublié comment la jouer. Flûte

Intense 100% j’aime beaucoup le contraste entre la guitare hyper claire et le chanteur qui hurle n’importe comment. Très bon groupe d’emo midwest.

 

Films

Weekend at b-Bernie’s

Incroyable film . Mention spéciale pour les outfits des héros. j’ai tellement aimé que j’ai écrit une chanson sur ce film

La folle journée de Ferris Bueller

Le chef d’oeuvre du teen movie, avec un côté meta en plus. De très beaux plans surtout celui en haut du gratte ciel la tête en bas

Jeux vidéos

Tony Hawk Pro Skater 2

Un des seuls jeux auquel je sais jouer après de longues heures de pratique du combo. La BO est superbe. 

Wolfenstein Enemy Territory

Un fps des années 2000, on pouvait y jouer en lan au cyber café. J’y joue encore assiduement, ça permet de ne penser absolument à rien. Très pratique

 

ZOE

Musique

On est tombés sur ce groupe complètement par hasard dans un bar minuscule à côté de notre logement quand on jouait à New York, et je suis devenue fan avec ce morceau.

Un morceau pas vraiment niche, mais l’un de mes préférés de l’année dernière

Séries

Newport Beach : J’ai trouvé l’intégrale des 4 saisons en DVD pour 4€ récemment. C’était ma série préférée quand j’étais ado et je rêvais d’aller voir un concert au Bait Shop, leur QG dans la série, comme les Modest Mouse ou Rooney. Et j’étais un peu amoureuse de Seth Cohen aussi. 

The Office : la série la plus drôle du monde, c’est à cause de The Office que je suis devenue addict au jeu du Solitaire comme une énorme boomer.

 

TOTO

Musique:

Un duo californien, avec l’un de mes musiciens et compositeurs préférés : Sam Wilkes. Cette session en particulier car c’est l’unes des meilleures que j’aie vue sur internet, le son et la musique d’une part, et de l’autre la singularité et l’originalité de tous les collaborateurs présents.

 

 

Toujours un musicien songwriter californien (et présent dans la session Pratley), Sam est aussi mon saxophoniste préféré. Mais c’est ici le songwriting envoutant et aérien qui me fascine, l’album entier ( 4444 ) est un bijou. Il m’apaise, et me donne une paix intérieure.

 

Découvert dans la playlist des groupes jouant comme nous au Festival New Colossus à NYC, ce titre est d’emblée sorti du lot pour moi. J’aime beaucoup la façon dont ce morceau est arrangé. Et heureux hasard, on a pu les voir jouer 2 fois et même faire un co-plateau avec eux avant de rentrer en France. 

Films:

Apollo 13 : Un Tom Hanks au sommet de sa gloire, un Kevin Bacon tout à fait tchatcheur, et le récit époustouflant de « l’échec réussi », de cette mission spatiale vers la Lune qui a viré au drame. Ce film a nourri mes rêves d’enfant. Le moindre détail est là, et la musique de ce film est très impressionnante.

Wrong – (Quentin Dupieux) : J’ai adoré ce film au scénario improbable avec des personnages tarés. Eric Judor est génial.

La cité de la Peur : J’aimerais ne pas oublier de citer un grand classique de comédie française, avec ce film rempli de punchlines absurdes devenues cultes et d’un comique de situation hilarant. En prime, le casting est une dream team.

 

Jeux Vidéos : 

Flight Simulator : étant passionné par les engins volants depuis petit, c’est naturellement que le contact avec les simulateurs de vol s’est fait, et j’ai récemment acquis le tout nouveau FS2020, qui offre un réalisme époustouflant. Je me fait une bonne grosse config en me mettant le vidéo projecteur, le 5.1 et un bon fauteuil en cuir qui remonte au dessus de la tête. Le pied.

Skate 3 : Plus jeune, ce jeu, presque à lui seul, fut responsable de mes années skateboard. Liberté absolue, chercher des spots, les démonter. Même si ce jeu permet de faire des tricks toujours plus abusés, il est possible d’opter pour un style proche de la réalité. Je m’y suis remis à y jouer il y a peu et j’avoue avoir envie de m’y remettre dans la vraie vie…

Grand Theft Auto « Vice City Stories » : Lorsque que j’ai découvert ce jeu sur la PSP de mon cousin, je n’avais bien entendu pas l’age d’y jouer, encore moins mon cousin. Mais, en cachette, j’allais chez lui pour y jouer, et cela m’apportait une excitation immense. Plus tard, comme mes parents ne voulaient pas me l’acheter, étant trop jeune, j’ai échangé un autre jeu à un pote (coucou Gary, et merci encore infiniment) contre celui-ci et ai pu enfin posséder enfin l’objet tant convoité. Peu de temps après, un autre cousin m’a « dealé » Liberty City Stories.

 

NICO

Bouquin : 

 En studio avec les Beatles , de Geoff Emerick. Le mec raconte comment il a commencé a enregistré les Beatles alors qu’il avait 15 ans, pour devenir leur ingé son attitré 4 ans plus tard. Les anecdotes sur le récemment décédé Phil spector qui pète un câble en studio sont assez drôles 

Article Précédent

Dennis Wilson: tragédie grecque à Venice Beach

Prochain article

PLAYLIST "Je n'aime que la musique triste"