10 disques vraiment supers et un peu passés inaperçus sortis en 2021

ELORI SAXL

En toute subjectivité, le disque sorti cette année que j’ai préféré et aussi celui que j’ai le plus écouté. Sur le papier, le mélange digital/analogique/synthétiseurs/orchestre de chambre pouvait paraître casse gueule. Mais le résultat est très homogène et très beau, quelque part entre la musique minimaliste et l’electronica des années laptop avec un vrai talent d’écriture pop.

FAKE FRUIT

Nom de groupe super, pochette super et (spoiler)… disque super.  Comme je le disais récemment via un post Facebook, mon amour pour ce disque vient très probablement d’un manque douloureux de guitares et de batteries dans des caves, mais ce petit truc indie punk est devenu ces derniers mois une étape obligatoire de ma morning routine. Mots clés: Olympia, soulful, DIY, spontanéité.

MARIA BC

Il y a un paquets de gens qui se disputent l’héritage de Cocteau Twins et Grouper en ce moment. Ce disque vole bien loin au dessus des suiveurs. Alors oui c’est de la pop ambient avec des vocalises aériennes mais c’est aussi bien plus que ça. L’ambiance posée est assez dingue et dégage ce petit truc mortuaire qui fait la différence. La musicienne semble à peine sortie de l’adolescence, ce qui rend ces 5 morceaux encore plus impressionnants.

AXE

Ce truc est aussi barge que jouissif. Synth punk ultra lofi avec des bruits de tronçonneuse joué par deux gamins fans de jeux vidéos. On dirait les Spits et Jay Reatard coincés dans Castlevania. C’est trop bien.

 

DZESPOIRS

Vous êtes sûrement méfiants face à des formules du type: PNL rencontre My Bloody Valentine. Et vous avez probablement raison. Mais parfois, il faut savoir être aventureux. Avec son mélange de Soundcloud Rap et de shoegaze, Dzespoirs (quel blaze) réussit parfaitement à produire un son novateur et crédible. On pensera évidemment à Yung Lean ou Timothée Joly (première période),  mais le tout dégage un truc vraiment personnel et jamais maniéré. Bref, ça pue la sincérité post adolescente et l’envie de faire son truc à soi. Et c’est déjà énorme en 2021. (le disque est en entier sur les plateformes du mal).

 

WORLD PEACE

« Woop woop dat’s the sound of the police ». Bon brûlot anarcho screamo grind que ce Come And See avec ses 20 morceaux qui dépassent rarement les 30 secondes. Et cerise sur le gâteau: il n’y a pas de guitare dans ce disque. Basse-Batt désossées à l’extrême.

 

SASHA AND THE VALENTINES

Ne vous fiez pas à cette pochette assez bof, So You Think You Found Love est une super surprise dream pop/indie rock.  Une sorte de version de Beach House sans la pyrotechnie jouée par les ados d’Euphoria ou du Future Islands d’avant les démos de Mime Marceau. Piste favorite (comme dirait Pierre): Don’t You Love me. 

SUZIE TRUE

Si Vivian Girls, The Donnas et Best Coast vous manquent, foncez sur ce très chouette album de pop punk léger comme un  chamallow. La Californie n’est jamais à court de ce genre de morceaux acidulés, saturés et aussi badass que Buffy Summers (tant mieux hein).

 

BLANCHE BIAU

Pendant que John Maus manifeste avec les fachos et qu’on attend le retour de Molly Nilsson, on peut se sustenter avec ces deux titres de la suisse Blanche Biau. Simple et ultra minimale (le fil rouge de cette sélection?), sa musique s’appuie avant tout sur sa voix et la rythmique binaire. Très addictif.

KARIMA WALKER

Un peu de sadcore du désert pour finir avec ce disque bourré d’idées et très doux. Karima Walker joue une folk ancestrale baignée de drones sonores qui crée un vrai trip sonore mystique. Typiquement, le genre de trucs que j’adorerais voir en concert.

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