Venus Berry: minimal as fuck

Ces gens sont-ils échappés d’un Polaroid/Roman Photo? Essaient-ils de nous faire oublier le catastrophique mélange Desigual/Paris Combo du dernier album de La Femme? Le rouge est-il le nouveau noir et peut-on porter un costume bordeaux à Bordeaux? Il y a quelques réponses et surtout beaucoup de bons morceaux sur le premier long format du trio bordelais Venus Berry.

Découverte avec le single Me Quitter (dont le clip ferait passer Bertrand Mandico pour Sofia Coppola), la formule du groupe est à chercher quelque part entre minimal wave déviante et post punk synthétique réduit à sa plus simple expression. Décharnée et minimale, la musique de ce Shibari évoque un Mille et une Nuits de chats de gouttière. Débarrassé des tics cold wave et imprégnée d’une ambiance de série Z, Venus Berry exprime pleinement son potentiel psychédélique et se trouve un petit coin sale quelque part entre Grauzone, Goblin et Geneva Jacuzzi. Dès qu’il s’empare d’une rythmique binaire (Chiens de la casse, Le Spleen), le groupe fait des merveilles. Bref, si vous êtes lassés de la sophistication des années Ableton, jetez vous sur ces quelques grammes de synth punk crade et addictif. (C’est sorti conjointement par Flippin’ Freaks, La Souterraine et Kalamine Records).


 

 

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