La plus belle musique de transe de 2019 vient de France.

Non pas du groupe France, que vous aimez tous désormais (j’ai halluciné de constater la hype sur ce projet cette année ) mais d’un nouveau projet éclos quelque part dans l’ouest de la France (le pays) et qui porte le nom de Spelterini.

Le quatuor qui rassemble des musiciens déjà connus de la scène noise rock d’ici a réussi un pari assez dingue quand on y pense: ouvrir de nouveaux chemins dans la musique expérimentale à guitares (la dernière fois pour moi c’était les débuts de Housewives je crois bien). Sur ces deux longues plages, on a l’impression de retrouver la beauté primale du Velvet Underground, de Swans ou des travaux de Glenn Branca entrechoquée à une certains souplesse rythmique héritée de loin de la no wave la plus dansante ou du punk funk blanc des années 80. Le son de ces prises, que j’imagine live, offre une ampleur folle (écoutez au casque c’est assez bluffant) à ces quarante minutes de musique électrique, qui incarnent une vision moderne de la transe. Et un remède parfait au math rock qui va dans le mur et aux disques de drone chiants comme un dimanche d’hiver.

Ca sort vendredi chez Kythibong. Et il faudra attendre encore 3 jours pour découvrir d’une traite cet album (quelle bonne idée que de ne pas l’avoir débité en séquences de 4 minutes).